Publié le 31 juillet 2019

SABRINA JONNIER

Avoriaz 1800, rencontre avec une vedette de la descente

VTT, VTT de Descente

Sabrina Jonnier est une spécialiste du VTT de descente. Ancienne championne du monde, elle montre l’exemple aujourd’hui à ses élèves et transmet sa passion. Elle est monitrice de VTT et a suivi une formation pour être professeure de Yoga. 

Sabrina aime enseigner ces deux disciplines de manière complémentaire. Elle commence souvent ses journées par un réveil musculaire façon Yoga, c’est sa recette secrète pour dévaler les pentes des stations sans se blesser. Nous avons eu la chance de la suivre pour une journée au Bike Park d’Avoriaz, lieu sacré pour les débutants et professionnels du VTT de descente.

BMX puis VTT de descente, tu as un sacré palmarès. Comment c’est la vie quand on court à ce niveau la ? 

C’est génial ! Je n’ai pas eu une adolescence normale. Je me suis lancée en BMX très tôt, à 6 ans. L’histoire commence ainsi : ma mère m’emmenait chez ses patrons, ils cultivaient des fleurs. C’était l’été, à la place d’aller au centre aéré. J’y allais avec mon vélo et je me construisait des bosses. C’est de là qu’on m’a inscrite au BMX, et très vite les résultats ont suivi. Mes parents m’ont beaucoup soutenue, c’est aussi grâce à eux que je suis arrivée à ce niveau. Puis, j’ai continué avec le VTT de descente que j’ai découvert à l'âge de 15 ans. Tout de suite, je me suis retrouvée aux championnats du monde, et tout s’est enchaîné. C’était donc un niveau assez élevé pour mon jeune âge. Mais je n’ai aucun regret, ce sont des sensations extraordinaires ! Des souvenirs dans ma mémoire, à vie. 

Les blessures sont inhérentes à ce type de sport. Comment as-tu récupéré de tes chutes ? 

En effet, c’est les risques à prendre. J’ai eu une très grosse blessure en 2004, je me suis lacéré le foie. Mais c’est quelque chose qui peut arriver à tout le monde, même en marchant dans la rue. On prend tous des risques différents, et en vélo de descente on est bien équipés. Mais certaines choses, même avec toutes les protections du monde, peuvent nous mettre à l’épreuve ! Avec ce problème au foie, j’ai eu énormément de chance. Il a fallu 7 transfusions sanguines. À 30 secondes près, je n’étais plus là. Je pense vraiment que la vie m’a offert une seconde chance. J’ai tout recommencé et changé mon quotidien, mon alimentation, ma préparation et c’est à ce moment précis que j’ai rencontré le Yoga. 

En 2012, je me suis fracturé le bassin. Ça faisait un petit moment que je n’avais plus le même plaisir sur les compétitions, et, bien que ce soit ancré en moi, j’ai réalisé que j’avais besoin d’autre chose. Je voulais fonder une famille. Je crois que c’était la chute de trop, comme un électrochoc. Il y a un temps pour tout ! 

D'où vient ton affinité avec le Yoga ? 

Cette affinité vient de mon “changement” de vie après ma blessure de 2004. Ça a été un outil très précieux pour moi. À partir du moment ou j’ai rencontré le Yoga, ma carrière s’est envolée ! Je m’en suis servie pour améliorer mon mental, ma gestion du stress, ma récupération. J’ai découvert le Yoga en 2004 et je m’y suis vraiment mise en 2006. Au début, je ne trouvais pas exactement le type de cours qui me correspondait. J’ai un côté sportif très fort, et pour moi le Yoga doit compléter l’entraînement : aider à la préparation, à éviter les blessures, à récupérer après un effort intense. C’est pour moi un outil actif et sportif plus que spirituel. 

Quelle forme de Yoga pratiques-tu ? 

J’utilise un base de Hatha Yoga. J’ai fait une formation qui s’appelle Yoga Sport Science, cela veut tout dire. J’ai complété cette formation avec la méthode de Gasquet. Je pense qu’il y a quelque chose dans cette technique qui est particulièrement adapté au milieu sportif. Je conseille à tous les sportifs, qu’ils soient amateurs ou de haut niveau, de compléter leur entraînement avec du Yoga. 

Préfères-tu transmettre ou la compétition ? 

Aujourd'hui j'aime transmettre, en particulier aux enfants. Les voir apprendre si vite et si facilement, c’est génial. C’est très gratifiant. Leur naïveté les rend extraordinaires ! J’adore aussi travailler avec les femmes. Continuez d’aller rouler mesdames, c’est comme ça qu’on montre qu’on a notre place. Les filles rident fort !

Quel est le message ultime que tu aimerais adresser à tes élèves ? 

Profiter de la vie à fond pour ne pas avoir de regrets ! Et pour les vététistes, au niveau technique, je conseille de poser son égo de côté par moments. Je pense que c’est humain, l'ego l’emporte parfois, mais il ne faut pas avoir honte de revenir aux bases pour être en sécurité sur son vélo et pouvoir rouler partout après. 

 

Propos recueillis par Zoé Glassey

Martin Fourcade Nordic Festival

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