Publié le 1 mars 2021
Nikon Film Festival 2021
Crédit photo : © Nikon Film Festival

Nikon Film Festival 2021

2 MINUTES 20 POUR SE PRENDRE AU JEU ET RÉVÉLER LES TALENTS DE DEMAIN

Festival, Court métrage

Au fil des éditions, le Nikon Film Festival s’est imposé comme un grand rendez-vous du milieu du cinéma. Son concept, atypique et reconnaissable a su séduire les jeunes créateurs : 2 minutes 20 d’expression libre sur un thème imposé.

 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, le Nikon Film Festival est un concours de courts métrages en ligne, dont la première édition a eu lieu en 2010. Chacun peut envoyer son film sur la plateforme, pour qu’il soit vu, partagé et peut-être primé. 2 conditions principales : faire un film entre 120 et 140 secondes, c’est-à-dire 2 minutes 20, et répondre à une thématique imposée.

Le festival doit sa notoriété à son système de partage de vidéos : pour gagner le convoité Prix du Public, les films sont soumis aux votes des spectateurs. Chaque réalisateur doit donc se livrer à l’exercice de promotion sur les réseaux sociaux pour se classer parmi les films les plus vus. Avec un nombre très important de courts métrages, Facebook et Instagram deviennent un terrain de lobbying intensif !

Le Nikon est aussi un espace collaboratif expérimental assez inédit : Le site proposait d’emprunter gratuitement du matériel pour son tournage (Nikon NRL). Le site a également mis en place un système d’échange participatif où chaque réalisateur peut contacter d’autres participants, et techniciens pour compléter son équipe. Ainsi, il est possible d’emprunter du matériel, de se constituer une équipe et d’envoyer son film en compétition, sur le site du festival où il sera en libre accès pendant plusieurs mois. 

2 MINUTES 20 DE « JEU »

Pas plus, pas moins, mais avec toujours plus de créativité. Pour cette nouvelle édition, le Jeu est la thématique du festival. Renouvelé chaque année, le jury qui aura pour mission de juger ces courts-métrages, représente le milieu du cinéma dans son entièreté et sa modernité. 

Nikon est fier de pouvoir, chaque année, compter sur les grands noms du cinéma français pour mettre en lumière les talents de demain. Un jury 5 étoiles, présidé par Éric Judor, acteur, réalisateur, scénariste et humoriste, qui partagera cette aventure au côté de 12 jurés de talent : Alice Belaïdi, Louise Bourgoin, Nathalie Chéron, Thierry Chèze, Jonathan Cohen, Alexandre Dino, Maïmouna Doucouré, Pascale Faure, Reda Kateb, Julien Neutres, Guillemette Odicino

Après 5 mois de compétition intensive, de tournages, de rush, de derush et de post-production, l’annonce des résultats de cette 11ème édition se tiendra dans le cinéma mythique Le Grand Rex, si les conditions sanitaires le permettent ! Le Nikon Film Festival récompensera vidéastes amateurs, jeunes talents ou réalisateurs avertis dans différentes catégories et les lauréats recevront de prestigieuses récompenses…

Crédit photo : © Nikon Film Festival 2021

NOUVEAUTÉ CETTE ANNÉE 

Cette année, la distribution s’étend au-delà des frontières de l’hexagone avec la création du nouveau Prix International. Pour y participer, les réalisateurs devront adapter leurs contenus en anglais (version originale ou sous-titrée) pour pouvoir prétendre au titre. Une nouvelle dimension internationale pour toujours plus de visibilité, soutenue par Nikon Europe. 

Malgré le contexte difficile, cette édition 2021 n’en sera que plus belle, plus forte et toujours animée par un public passionné. Besoin de rêver, de partager, de vous divertir ? Nikon Film Festival, 11ème ! 

LE NIKON FILM FESTIVAL EN 6 DATES

01/07/2020 : Annonce du thème
04/11/2020 : Ouverture du festival, Annonce Jury, prix, partenaires
17/02/2021 : Clôture des participants
24/02/2021 : Annonce des 50 films finalistes et ouverture des votes en ligne
11/04/2021 : Clôture des votes en lignes
30/04/2021 : Annonce des résultats, cérémonie remise des prix (Grand Rex Paris)

Alexandre Dino

Crédit photo : Alexandre Dino avec Cédric Klapisch © Flora Métayer

Responsable et membre du jury 

Rencontre avec Alexandre Dino, responsable, organisateur et aussi jury du Nikon Film Festival, qui nous révèle les coulisses d’une 11ème édition placée sous le signe du jeu…

Alexandre, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai le plaisir d’organiser le Nikon Film Festival depuis plus de 8 ans, je participe à sa préparation en amont, je visionne l’ensemble des films en compétition et participe à la pré-sélection des films finalistes. 

Depuis quelques années j’ai aussi l’honneur d’être membre du jury pour représenter Nikon. En parallèle, je suis en charge de la création de contenus pour le magazine en ligne photo/vidéo et les autres plateformes digitales de la marque.

En quoi consiste le Nikon Film Festival ? 

Le Nikon Film Festival est un tremplin gratuit et ouvert à tou(te)s qui vise à soutenir la création vidéo et repérer de nouveaux talents. 

Le concept est simple : il faut soumettre en ligne un film de 2min20 sur un thème imposé chaque année. Ce format très court est parfait pour se lancer, tenter sans prendre trop de risques ou engager des budgets importants. Il permet également une diffusion plus simple et plus large, de quoi offrir une forte visibilité aux participants.

Pour cette nouvelle édition, vous avez opté pour la thématique du jeu. Pourquoi ce choix ?

Le thème est volontairement très large pour laisser un maximum de liberté pour interpréter. On ne souhaite pas imposer au public une vision unique de ce thème mais au contraire, leur proposer une multitude de regards différents, parfois plus abstraits, sur cette thématique. 

Le choix du « jeu » cette année s’explique également par une volonté de positiver dans une période qui ne manque pas de sujets lourds et graves.

Que pensez-vous du concours ? Est-ce plus difficile à écrire, à réaliser quand c’est aussi court ?

C’est un exercice extrêmement difficile de faire court, d’installer une histoire et une ambiance dans un tel format. Selon moi c’est une excellente formation pour apprendre l’efficacité et s’exercer aux différents métiers qui composent la création d’un film aujourd’hui. A mon sens, c’est un défi totalement à part, de l’écriture jusqu’au montage. C’est également révélateur de l’importance d’avoir une équipe et de bien s’entourer, que ce soit pour les professionnels ou des amateurs. 

Le festival permet également des rencontres, et parfois cela donne naissance à des projets plus importants par la suite. Tout cela n’existerait pas sans le fait de mélanger tout le monde autour d’un même événement et d’un même exercice. 

C’est un vrai rendez-vous entre les talents et le public, sans intermédiaire

Combien de films avez-vous reçu en compétition cette année ?

Il y a 1674 films en compétition cette année, un record pour le festival !

L’engouement et l’intérêt qu’ont les jeunes réalisateurs pour ce concours est-il de plus en plus important ?

J’ai effectivement l’impression que l’engouement des plus jeunes est de plus en plus important, en seulement 10 ans le festival, parmi d’autres, a vraiment contribué à réduire au maximum les contraintes qui poussaient les vidéastes en herbe à ne pas se lancer. 

C’est également devenu un moyen de s’exprimer plus accessible, de ce fait nous avons des films qui traitent de tous les sujets avec un regard actuel, et puisque la création d’un film court est par nature plus rapide, chaque édition est directement liée à l’actualité. 

Aujourd’hui, le festival est un espace de création qui rassemble autour d’une envie commune de faire des films et c’est certainement ce qui fait sa force.   

En quoi cette édition sera spéciale par rapport aux autres ?

Comme pour beaucoup, c’est une édition particulière car elle se déroule en pleine crise sanitaire. La précédente édition avait été perturbée sur la fin par le premier confinement mais celle-ci a nécessité des changements et des adaptations à tous les niveaux. 

La situation au niveau culturel est si compliquée que le festival parait plus que jamais essentiel pour beaucoup, l’ambition n’est pas de gagner des prix mais de faire des films, ce qui installe une énergie à part cette année. 

Au niveau de l’organisation, c’est une édition qui nous conforte dans l’idée que le Nikon Film Festival a gagné une place particulière dans l’audiovisuel, c’est un vrai rendez-vous entre les talents et le public, sans intermédiaire. 

Quels conseils donneriez-vous aux réalisateurs et réalisatrices qui aimeraient se lancer ?

Le seul conseil que je peux donner, c’est d’oser se lancer sans s’auto-formater. 

Ce festival est l’occasion parfaite pour s’exprimer dans le fond et la forme qui nous plait sans réel risque. Dans le meilleur des cas, vous gagnez de la visibilité et des rencontres, dans le pire vous apprenez. 

Le jeu de l’eau

Un tournage à Annecy

Le Nikon Film festival offre une liberté de création pour tout aspirant à entrer dans le cercle fermé des réalisateurs. Nous avons rencontré une équipe d’Annecy qui participe au concours. 

Crédit photo : Affiche "Le jeu de l'eau" © Marine Du Sordet

Raphael Martin et Frédéric Murarotto, 2 passionnés de cinéma qui avaient le projet de réaliser un court métrage ensemble depuis longtemps - à Annecy - parce qu’ils souhaitaient que le lac soit présent. Le thème du Nikon Film Festival 2021 les a inspirés et ils se sont lancés. Les voilà partis en recherche d’acteurs (dont un chien qui est la clé de compréhension du film) et d’une équipe de production légère pour une journée de tournage.

Le pitch 
Francis est victime d’une chasse à l’homme. Sa seule chance de survie : rejoindre son équipe pour gagner à un jeu ou la stratégie ne souffre d’aucune erreur verbale.

L’équipe et les crédits 
Film écrit et réalisé par Frédéric MURAROTTO et Raphaël MARTIN
Acteurs : Camil MISERY, Aliette DE BONCOURT et PASTIS • Directeur de la photographie - Étalonnage - Mixage : Hugo DEMOLIS • Images drône et voix hacker : Julien ROLLAND • FX : Matt REYNIER BERGER • Photographies : Marine DU SORDET • Illustration : Camille CLEMENT 
• Remerciements : Collectif le bruit - Arnaud VAILLY - Marion et Corinne Paoletti - Le Grand Annecy - DDT74 - Préfecture d’Annecy.

Crédit photo : Raphaël Martin © Marine Du Sordet

Rencontre avec Raphaël Martin, un des 2 réalisateurs du film « Le jeu de l’eau ».

Bonjour Raphaël, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis annécien d’adoption et entrepreneur à Annecy depuis 10 ans. J’ai une réelle addiction au travail de l’image sous toutes ses formes, raison pour laquelle j’ai créé mon agence de publicité (La Société Secrète) et suis très attaché aux histoires, qu’elles soient déroutantes, absurdes, choquantes, drôles… Un attachement que je partage avec Frédéric depuis des années. Au-delà de notre amitié, nous sommes attentifs aux travaux professionnels de chacun puisqu’il a lui aussi sa propre société de production de documentaires, à Paris.

Crédit photo : "Le jeu de l'eau" © Marine Du Sordet

Tu viens de proposer un film au festival Nikon.
De quoi est-il question ?

Il était surtout question d’une envie partagée par toute l’équipe qui a participé. La volonté de s’amuser ensemble en se servant de l’excellente excuse du Nikon Festival dont la thématique a amusé tout le monde, à savoir « le jeu ». Plus concrètement, il s’agit de la représentation d’un jeu populaire, pratiqué par 2 personnes face à face, dans le monde réel. Retrouver la légèreté d’un jeu de plateau qui parle de guerre dans le réel et où les conséquences sont bénignes. On peut aussi perdre son attention, rire, s’occuper de son animal de compagnie, s’ennuyer… Mais est-on réellement dans le jeu ?

Pourquoi avoir choisi de participer au Nikon Film Festival ? Quelles sont tes attentes ?

Parce que c’est un super festival qui a une belle notoriété pour lequel la créativité des participants est toujours étonnante. Pour se mesurer aux autres et surtout pour faire mon premier court métrage sous cette forme. Dans ce cadre les contraintes sont très loin de celles que je rencontre pour des réalisations «similaires» dans mon travail, ici la contrainte c’est simplement le thème et la durée : le rêve ! Mes attentes sont simples, si l’on fait un concours, c’est pour gagner (rires).

Crédit photo : Tournage "Le jeu de l'eau" © Marine Du Sordet
Crédit photo : Tournage "Le jeu de l'eau" © Marine Du Sordet

Était-ce compliqué de respecter la contrainte des 140 secondes ?

Oui. Je ne pensais pas que ce soit un problème étant habitué à des formats plus courts. Mais l’ambition est toute autre, les acteurs offrent une richesse de choix de plans et le rythme a aussi son importance. Par exemple, nous étions frustrés de ne pas montrer davantage de plans longs de paysages, qui sont d’ailleurs magnifiques. Les pauses sont aussi des éléments de narration forts, mais la règle c’est 140 secondes. Par principe, nous avons fait 139 secondes.

 

Quels conseils donnerais-tu à un jeune réalisateur qui souhaiterait se lancer dans ce concours ?

J’ai assez peu de conseils à donner à un jeune réalisateur puisque la plupart sont bourrés de talent depuis très jeunes et plein d’ambitions. Le seul que j’aimerais donner, c’est de prendre le soin de bien travailler l’écriture avant de penser à la production. Chercher l’originalité, la sur-prise, peu importe le ton. Aujourd’hui, tout est de plus en plus aseptisé, il n’est pas toujours évident de sortir du cadre. Un court métrage est une super opportunité et le Nikon Film Festival est justement une plateforme qui permet cela.

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