Publié le 15 décembre 2019
Le Télémark
Crédit photo : © Damien Largeron - Mikael Garcin

Le Télémark

Exigence et esthétique de la génuflexion

Reportage

Plus discret et réservé que son cousin alpin, on pourrait croire le Télémark élitiste. Toutefois, en creusant un peu, un sport passionnant et complet se dévoile, presque comme un art, une danse qui se joue sur les pistes, en compétition mais aussi en poudreuse.

Lentement mais sûrement

L’ascension du Télémark ne s’est pas faite subitement et n’est pas encore finie. L’ancêtre du ski alpin, a été inventé en Norvège, par un certain Sondre Norheim.

Ce charpentier norvégien invente alors, au 19ème siècle, celui qui deviendra le premier moyen de descendre les pentes enneigées des campagnes du nord de l’Europe. Puis, le ski moderne viendra le supplanter dans les années 30, le reléguant quelque peu au placard pendant des décennies. Jusqu’aux années 80, quand de jeunes et fougueux américains le ressortent et le remettent au goût du jour. Puis, il revient en Europe où il se démocratise à nouveau. En 1987, il est reconnu par la FIS (Fédération Internationale de Ski) comme un sport de compétition.

Crédit photo : © Sebastien Baritussio - Seb Mayer

Les premiers championnats du monde auront lieu cette même année et en 1995, le circuit de coupe du monde de télémark sera créé. Autre fait marquant, face à l’engouement de certains, le Club Alpin Français innove et lance un brevet d’Initiateur Télémark en 2005. Pourtant, sa pratique est restée très confidentielle jusqu’à présent. Sa non-médiatisation et son absence des programmes olympiques n’aidant pas à son développement auprès de nouveaux initiés. Il revient cependant en force sur la plupart des massifs français, notamment grâce au freeride et à la pratique de la randonnée.

Un style à part

Le Télémark est versatile et se pratique sur tous les terrains, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Une piste damée, de la poudreuse fraîchement tombée, sur une pente raide et engagée, dans un park en freestyle ou encore en randonnée. Peu de pratiquants pensent à cette dernière en Télémark, pourtant elle représente une alternative originale pour se faire plaisir tout en gardant une pratique proche du ski, que du bonheur en somme ! En Europe, le sport est encore timide. Ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis, où énormément de passionnés sortent les « lattes » de télémark pour randonner.

La compétition reste la facette la plus visible de la discipline car mise en avant dans les médias. Cependant, le Freeride n’en est pas moins pratiqué. De nombreux skieurs, las de dévaler les pistes ou la poudreuse à l’aide de spatules classiques, penchent pour la liberté des talons et s’essayent au Télémark. Le style est différent, le plaisir encore plus grand. L’évolution de la randonnée à skis permet aussi à la discipline de trouver un nouvel essor et retrouver des adeptes parmi les skieurs. D’autre part, même si cela est beaucoup moins visible, certains riders pratiquent le Freestyle. Parks ou autre modules sont alors l’occasion de tester leurs aptitudes à l’équilibre. Car avec un talon libre, autant dire qu’il vaut mieux être stable sur ses appuis !

Technique et pourtant accessible

Génuflexion, talon dégagé, la technique et le mouvement sont fluides et élégants. L’équipement est sensiblement le même qu’un skieur alpin, mêmes skis et bâtons pour contrôler les virages. Ce sont les fixations et les chaussures qui diffèrent. Ces dernières seront un mélange entre chaussures de ski de fond et de ski de piste, à la fois rigides et permettant de plier le pied en mode « flex ». Au lieu de parler pied gauche et pied droit comme dans le ski traditionnel, on préfèrera dire pied avant (directeur) et pied arrière (suiveur). C’est le premier qui donne l’impulsion pour prendre le virage.

Cependant, bien que restant accessible, le Télémark n’est pas forcément à la portée de tous, et le débutant aura quelques difficultés à comprendre les bases seul. On a tous plus ou moins admiré un télémarkeur sur la piste, en se disant : « Ça doit être quand même bien physique… ! ». Eh oui, physique ça l’est, sans nul doute ! Pas besoin d’avoir des cuisses bodybuildées mais un entrainement sportif régulier autre aidera fortement. Au départ, il est conseillé de prendre quelques cours, afin de bien repérer les bons gestes et apprendre la bonne technique. Ensuite, n’importe quel néophyte sera capable de faire quelques virages dès la première leçon. Puis de dévaler une piste rouge, après quelques heures d’apprentissage. Cependant, c’est avec la pratique répétée qu’un télémarkeur acquiert le fameux style, propre à cet « art » sportif. La patience sera donc de mise ici, mais le plaisir se trouve toujours dans la difficulté, n’est-ce pas ?

 

Crédit photo : © Damien Largeron - Une journée shooting de télémark à Praloup avec Mikael Garcin dans de parfaites conditions pour s’exprimer et lâcher les watts.

Le Télémark pourrait se voir comme un combiné de ski alpin, de saut à ski et de ski nordique. Autant dire que la discipline est plus que complète. Cette spécificité demande aux athlètes une constance et une forme physique sans faille. Mais au delà de la pratique, l’ancêtre du ski alpin se résumerait plutôt comme un état d’esprit ou un mode de vie pour ses adeptes. Le milieu serait plus convivial et davantage porté sur une pratique plaisir que compétitive, contrairement à d’autres disciplines. De plus en plus de skieurs sautent le pas et s’essaient à la génuflexion si particulière et demandée par le sport. Pourtant, elle n’est pas encore reconnue par la Fédération Française de Ski comme un sport de haut-niveau et donc n’a pas, à ce jour, été retenue pour les JO. Du moins pour l’instant, car il se pourrait que celle-ci fasse son apparition aux Jeux Olympiques de Beijing en 2022, ce qui serait sans nul doute un grand tournant dans la médiatisation de la discipline.

En attendant, la France accueillera 2 étapes de Coupe du monde cet hiver, à Samoëns et à Pralognan la Vanoise. L’occasion de soutenir nos chouchous français, en très bonne position dans le classement mondial.

Le Télémark est exigeant, l’athlète doit être à la fois skieur, sauteur, freerideur et fondeur !

La coupe du monde 2020 s'attardera en France

En 2020, deux étapes de Coupe du monde se dérouleront en France en débutant à Pralognan-la-Vanoise les 24 et 25 janvier, et de se poursuivre à Samoëns du 29 au 31 janvier. Les stops se feront ensuite en Europe, à Rjukan en Norvège, Oberjoch Bad Hindelang en Allemagne, Schilthorn et Thyon 4 Vallées en Suisse.

À cette occasion, ce sont les meilleurs athlètes mondiaux de la discipline qui viendront s’affronter sur des épreuves de classique et de sprint.

Pour l’épreuve de Samoëns, 100 coureurs de 13 nationalités différentes sont attendus. Et nos télémarkeurs nationaux sont plus que motivés pour rafler des médailles, d’autant plus que le France est la deuxième nation mondiale, un rang qui pourrait passer au premier cette année peut-être !

L’Équipe

Dames : Argeline Tan-Bouquet, Julie Bourbon, Lola Mosteiro, Iloée Ravanel, Chloe Blyth
Hommes : Matti Lopez, Noé Claye, Elie Nabot, Théo Sillon, Adrien Etievent
Relève : Camille Bourbon, Laly Chaucheprat, Alexis Page, Melvyn Rey

Le Programme

Pralognan-la-Vanoise les 24 et 25 janvier

Jeudi 23 janvier: Arrivée des coureurs
12h à 14h : Entraînement officiel - Stade Isertan

18h30 : Cérémonie avec la participation des enfants du ski club - Place du village

Crédit photo : © Pierre Allaire - Mikael Garcin

Vendredi 24 janvier : Épreuve de Classic Sprint

9h15: 1ère manche Women
10h : 1ère manche Men
12h15 : 2ème manche Women suivie de la cérémonie de remise de fleurs (aire d’arrivée)
13h : 2ème manche Men suivie de la cérémonie de remise de fleurs (aire d’arrivée)
18h30 : Podium de la course du jour avec les enfants du club de patinage artistique - Patinoire
19h : Gala de patinage artistique - Patinoire
22h : Soirée concert - Bar du bowling

Samedi 25 janvier : Épreuve de Parallel Sprint
10h : Qualifications
12h : Finales
14h : Cérémonie de remise de fleurs et podium (aire d’arrivée)

Crédit photo : © Jacob Slot - Shooting Arc’teryx dans les Fjords Norvégiens à l’occasion de l’événement Dark Days avec Seb Mayer.

Samoëns du 29 au 31 janvier

Mercredi 29 janvier : Épreuve de Classic Sprint
9h à 10h30 : reconnaissance (2 descentes)
11h : 1er départ
18h : remise des prix pour le classique sous la Grenette

Jeudi 30 janvier : Épreuve de Classic Sprint
9h à 10h30 : reconnaissance (2 descentes)
11h : 1er départ
18h : remise des prix pour le classique sous la Grenette

Vendredi 31 janvier : Épreuve de Classic Sprint
8h45 à 9h45 : Inspection 1è
re manche
10h : départ de la 1ère manche
12h à 12h30 : inspection 2ème manche
13h : départ de la 2ème manche
18h : remise des prix pour le classique sprint sous la Grenette et soirée Télémark pour clôturer l’événement.

Les disciplines en compétition

Le Télémark est exigeant, l’athlète doit être à la fois skieur, sauteur, freerideur et fondeur ! Sport physique autant que visuel, le style compte autant que la technique et compte pour la note finale. En compétition, ce sont sur plusieurs disciplines différentes que les concurrents peuvent se mesurer. Le parcours Classique, le Classique Sprint, le Parallele Sprint et le Team Parallele Sprint. Les deux dernières ont été soumises par la Fédération Internationale de Ski au Comité International Olympique pour les prochains JO de Beijing en 2022. Ceci après avoir été en démonstration aux Jeux Olympiques jeunes à Lillehammer en 2016.

CLASSIQUE SPRINT
Composée d’un slalom géant avec saut en cours de tracer, suivi du Loom (virage relevé à 360°), pour finir le parcours en technique nordique. Le Loom fait la transition entre le slalom géant et la partie skating de l’épreuve. Elle se déroule en 2 manches d’environ 1 minute chacune.

CLASSIQUE
Reprend les composantes de la Classique Sprint, mais peut avoir : 2 Looms, 2 sauts et 2 skatings. C’est la discipline la plus éprouvante à cause de sa longueur. Elle s’effectue en une seule manche de 3 à 4 minutes.

PARALLELE SPRINT
Discipline la plus récente sur le circuit télémark, apparue en 2011. Elle fait souvent sensation par le spectacle qu’elle offre. Il s’agit d’une épreuve éliminatoire où deux athlètes s’affrontent sur un “run”. La parallèle sprint comporte une partie de slalom géant de 11 à 17 portes, un saut où la distance et le style sont jugés, un virage relevé de 360° (ou Loom), et une partie de skating plus ou moins longue en fonction des pénalités reçues pendant le parcours.

TEAM PARALLELE SPRINT
Les  règles sont identiques à la parallèle sprint. Elle se déroule avec des équipes nationales composées d’une femme et de deux hommes. Elle aussi se déroule sur le principe de huitième de finale, quart de finale, demi finale et finale.
 

ARGELINE TAN-BOUQUET - Compétition

Originaire de Morillon, elle est la première française à décrocher un Globe en Télémark en 2018. Pratique depuis 10 ans.

Comment en es-tu venue au Télémark ?

Je faisais du ski alpin depuis le collège en ski club puis j’ai eu une sorte de lassitude de la pratique, accentuée par le fait que je n’aimais pas l’ambiance sur certaines compétitions. Je me suis alors tournée vers le Télémark, il y avait un club à Samoëns. Dès ma première journée, j’ai eu un vrai coup de cœur avec l’équipe et avec le sport. Les bases d’alpin m’ont bien servi. C’était nouveau et différent, il y avait un peu plus de challenge. La glisse est totalement différente, c’est très fluide. Le mouvement vertical te rapproche de la neige à chaque virage. C’est aussi très joueur, on peut jouer avec le terrain.

En compétition, quelles sont les principales difficultés ?

Il y a d’abord la difficulté du style sur lequel nous sommes jugés. Si on est pas assez « en télémark », autrement dit, si notre fente n’est pas suffisamment grande, on est susceptible de prendre 1 seconde de pénalité par porte.  Puis il y a la partie skating, qui diffère largement du ski alpin. De manière plus générale, les transitions peuvent être compliquées. Passer d’un effort en Géant, assez rythmé, à un saut où il faut se déployer, puis pouvoir se poser rapidement, ré-enchainer dans le Géant, et enfin être stratégique sur le Loom avec une vitesse maîtrisée… Ce sont plusieurs parties à gérer qui font de la pratique un sport si spécifique.

Comment se passent les compétitions en général ? Organisation, ambiance, entre les athlètes ?

Les compétitions se rapprochent de plus en plus de quelque chose de professionnel bien qu’elles se déroulent souvent dans de petites stations. Il y a un côté très familial et une très bonne entente entre les coureurs de notre équipe, de même qu’avec les autres athlètes. On se sert les coudes, des liens forts se créent.

Peux-tu vivre de ta pratique ?

La plupart des athlètes français ont des sponsors qui permettent de financer leur saison en entier ou en partie mais n’en vit pas. Quelques athlètes en Suisse et en Allemagne arrivent à en vivre, ils ont un statut plus important qui leur donne accès à des avantages.

Le fait que ce soit peu médiatisé raréfie les sponsors autant que les coureurs. Cela fait des années que l’on avance dans le bon sens mais on aurait encore besoin d’un gros coup de boost !

 

THÉO SILLON - Compétition

Étudiant et originaire d’Alsace, double champion du monde junior de Télémark, champion de France en Classic et membre de  l’équipe de France en compétition.

Pourquoi avoir choisi le Télémark ?

J’ai été initié au Télémark par mes parents depuis tout petit. N’ayant pas trouvé ma place dans le ski alpin en compétition et ce, malgré de nombreuses années de pratique au niveau national et au pole régional, je me suis naturellement tourné vers les compétitions de Télémark. Ce qui est intéressant c’est que la sensation de glisse est différente par rapport au ski. Cela nécessite de réapprendre les bases et d’accepter, pendant un temps, de redevenir débutant.

En compétition, quelles sont les spécificités de la pratique ?

En compétition, nous parcourons un géant comme en ski alpin. Au milieu, un saut avec une distance réglementaire en longueur nous est demandé, puis, à nouveau le géant pour arriver dans un Loom pour terminer dans une partie de skating d’une trentaine de secondes avant de rejoindre l’arrivée.

Les compétitions se déroulent dans différents pays en Europe et parfois aux Etats-Unis. À l’occasion, plusieurs courses s’enchaînent sur une semaine complète. L’ambiance y est différente du ski alpin, c’est beaucoup plus convivial entre les athlètes.

Est-ce qu’en tant que Télémarkeur, tu peux vivre de ta pratique ?

Ce sport est très peux répandu et peu médiatisé, nous ne pouvons pas en vivre malheureusement. Grâce aux sponsors néanmoins, nous arrivons à payer en partie, ou même des fois en totalité, notre saison et participer aux compétitions. Afin de m’aider à poursuivre mes objectifs de compétiteur, j’ai créé une association, Massif des Vosges Télémark.

Elle a pour but de me soutenir vers mes prochains projets : faire un podium en Coupe du monde et à plus long terme, gagner une étape de Coupe du monde.

Le style est différent, le plaisir encore plus grand

 

SEB MAYER - Freeride

MIKAEL GARCIN - Freeride & Freestyle

Originaire des Hautes-Alpes, pratique le Télémark depuis presque 20 ans. Moniteur de ski à Verbier. Sort un film sur le Télémark  « Back to the Roots » cet hiver.

En Freeride, quelles sont les spécificités de la pratique ?

Tu dois, comme en ski, avoir le bon matériel. La vitesse va aider en poudreuse à rester en surface. Il faut garder un équilibre 50/50 sur les skis pour éviter d’enfourner ou de partir en rotation. Le mouvement vertical et le rythme vont permettre d’enchaîner de beaux virages. Un bon gainage et un buste droit aideront à gérer l’équilibre avant/arrière. Attention, les talons sont libres et les roulades avant font partie du jeu en poudreuse !

On parle beaucoup du côté physique du Télémark, est-ce difficile ou facilement accessible selon toi ?

Physiquement, le Télémark est plus exigeant que le ski. Il faut commencer progressivement, quelques astuces techniques peuvent éviter d’être cuit après deux pistes ! Par exemple, éviter de descendre trop bas lors de la génuflexion et ne pas hésiter à se remettre en alpin pour se reposer ou pendant un passage difficile. Le Télémark reste accessible à tous, en étant bien accompagné au début, on progresse dans la bonne direction. Le plaisir et la sensation arrivent rapidement.

Comment choisis-tu ton matériel ?

Je choisis mon matos en fonction de l’objectif du jour : enseignement, piste, freeride, rando, bosses…

Pour les skis, j’utilise un Scott Scrapper 115 en Freeride et rando. J’ai aussi un Scott Slight 100 pour tout faire, de la piste à la pente raide. En chaussure, je choisis la plus raide du marché pour un meilleur contrôle et plus de puissance, j’ai une Crispi NTN WC. En fixation, je fais confiance à la Meidjo (The M Equipment), je retrouve de la légèreté grâce au système à inserts (parfait pour la randonnée), de la puissance et du contrôle avec des ressorts ajustables. En Télémark, je conseille des skis à talon plat et assez raides, un rocker à l’avant pour la poudreuse.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite débuter ?

Pour débuter, je conseille de contacter un prof dans une école de ski et se procurer d’abord du matériel d’occasion pour pratiquer et progresser. Vous pouvez également participer à un événement comme la Blackschoes (Tignes),  la Meidjo

(La Grave) ou la Scufoneda (dolomites) avec, la plupart du temps, des leçons et ateliers pour s’initier et tester.

MIKAEL GARCIN - Freeride & Freestyle

Originaire de l’Ubaye, Moniteur de ski et artisan, pratique le télémark depuis 15 ans.

Pourquoi avoir choisi le Télémark ?

Pour deux raisons : la première,  c’est un sport qui est beau, le geste du virage sur la piste ou dans la poudreuse reste pour moi très esthétique. La seconde, c’est une petite communauté extrêmement sympathique et il y a souvent de bons événements spécifiquement dédiés au télémark.

Qu’est ce que cela t’apporte par rapport au ski ?

Du plaisir et du fun. Et quand il tombe 30 cm de poudreuse, tu as l’impression qu’il y en a 60 cm comme la position est plus basse en virage ! Plus sérieusement, le télémark permet de gérer un équilibre supplémentaire et peut avoir du bon pour corriger quelques défauts en ski alpin.

Comment choisis-tu ton matériel ?

J’aime bien les skis longs. Je mesure 1,75 m et je fais du Télémark avec des 184 à 190 cm. Je préfère avoir des skis stables quand je vais dans la poudreuse. Un petit rocker à l’avant c’est toujours mieux et un bon tail à plat, ou avec un petit rocker arrière, ça aide à bien pivoter sinon ça marche aussi.

Est-ce facile à trouver ?

Il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de magasins équipés en télémark mais dans la plupart des stations, on peut trouver du matériel à louer et même parfois du bon matos. Pour le matériel neuf et en test, il y a un magasin spécialisé dans les Alpes, Télémark Shop à Saint-Jean-de-Sixt.

C’est un sport qui est beau, le geste du virage reste pour moi très esthétique

Texte Baptiste Chassagne

Red bull Illume

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