Publié le 1 juin 2019
Kimberose
Crédit photo : © Isabelle Lindbergh

Kimberose

Nouveau phénomène de la planète soul

Soul, Interview

C’est avec le titre I’m Sorry que la vague Kimberose a déferlé sur les ondes. Un raz-de-marée confirmé par l’album Chapter One. Et l’on compare déjà la chanteuse, autrice, compositrice Kimberly Kitson Mills aux plus grandes divas de la soul.  

Anglaise ou Française ?  

Mon père était Anglais et ma mère vient du Ghana, un pays anglophone. L’anglais était la langue parlée à la maison pendant mon enfance mais j’ai grandi en banlieue parisienne. 

Avez-vous déjà chanté en français ?

Oui, quand j’étais petite mais pour le travail d’écriture, l’anglais me vient plus naturellement. Pour être honnête, c’est par facilité car le français est une langue plus complexe. Et avec la musique que nous faisons, les mots sonnent plus juste en anglais. 

Vous êtes tombée dans la soul assez tard ? 

J’avais une vingtaine d’années lorsque j’ai découvert Etta James. Le jazz aussi m’a mis une belle claque quand j’ai commencé à écouter Billy Holiday, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong… Artistiquement, ils ont été une grande source d’inspiration pour moi. 

Dans le groupe Kimberose, qui fait quoi ? 

Le premier album a été réalisé à trois, avec Alexandre et Anthony qui ne fait plus partie du groupe aujourd’hui. Notre formation a été remaniée avec l’arrivée de nouveaux musiciens. Je continue de travailler avec Alexandre et d’autres compositeurs, en Angleterre par exemple. Pour l’écriture et les compos, je suis ouverte à toutes les propositions.  

Quels souvenirs gardez-vous de La Nouvelle star ?

Des souvenirs mitigés. Mes deux primes en direct étaient une bonne expérience pour la scène. C’est le côté excitant de l’aventure. Mais le reste ne me correspondait pas. On ne chantait pas autant que je l’aurais espéré. L’émission ressemblait plus à du cinéma, à de l’entertainment télévisuel que de la musique, ce qui m’a assez vite déçue.  

Y-a-t-il eu un avant et un après Taratata ? 

Complètement. C’est le jour et la nuit. Notre producteur et manager a eu la bonne idée d’envoyer un CD de quatre titres à Nagui et par chance, il a aimé. Il a eu assez d’audace pour inviter un groupe inconnu au bataillon. Avant Taratata, nous avions fait cinq concerts en Picardie d’où le groupe est originaire. Après Taratata, on s’est retrouvé sur les plateaux de télévision, on a signé avec une maison de disque, réalisé notre album devenu disque d’or. Tout a changé. 

Comment vivez-vous ce tourbillon médiatique ?

On est fier et heureux de ce qui nous arrive car on a toujours voulu faire de la musique et la partager avec le plus grand nombre. On vit un rêve éveillé. 

Avez-vous surmonté la timidité qui a initié le nom du groupe : Kimber ose ? 

Oui. La musique me permet de dépasser mon caractère réservé, sauvage, méfiant et d’accéder à des facettes de ma personnalité beaucoup plus libres. J’ose chanter, danser, dire les choses. 

Que ressentez-vous avant d’entrer en scène ? 

J’ai toujours des papillons dans le ventre, une petite dose d’adrénaline qui monte. Une fois sur scène, j’ai l’impression d’être chez moi. C’est un sentiment qui oscille entre le confort d’être là où on a envie d’être et le désir de prouver quelque chose au public, de partager.  

Ça fait quoi d’entendre ses chansons à la radio ? 

C’est trop marrant. Hier, je faisais des courses dans un magasin de déco quand j’ai entendu I’m Sorry. J’ai tout de suite appelé un ami pour lui dire ! C’est un gros kiffe. Je riais toute seule dans les rayons.  J’adore ce sentiment.  

À quoi ressemblera votre prochain album ? 

Nous commençons la phase d’écriture et de composition. Il sera forcément inspiré des émotions fortes que nous avons vécues cette année, de tous les évènements inespérés qui nous sont arrivés. Mais pour l’instant, nous préférons garder un peu de mystère.  

De quelle carrière rêvez-vous ? 

D’une carrière qui dure, qui me permette de chanter toute ma vie, d’enregistrer plein de bons albums dont je serais fière. De partager avec le public. C’est formidable de se sentir aimer par des personnes qu’on ne connait pas. Pour durer, Il faut savoir rester curieux, écouter les autres, c’est quelque chose de très humain, on s’imprègne des gens qu’on côtoie : la famille, les amis, les collègues. Nous sommes des créatures sociales pour qui le contact est toujours très inspirant. Ça permet aussi de se remettre à sa place, de garder les pieds sur terre mais aussi de rêver. 

Espérez-vous percer dans les pays anglophones ? 

Ce serait mon rêve le plus cher. Et pas seulement dans les pays anglophones mais dans le monde entier ! Il ne faut pas avoir peur de rêver. Je n’aurais jamais imaginé tout ce qui se passe aujourd’hui, ça m’a donné une leçon de vie : toujours croire en ses rêves. Ce ne sont pas des bêtises de magazine, c’est la réalité. Il faut le vouloir fort et travailler dur pour y arriver. Tout est possible, moi j’y crois.

Propos recueillis par Nathalie Truche 

Kimberose - le 12/07 au Musilac Aix-Les-Bains, le 13/07 au Montreux Jazz Festival et le 18/07 Pleins Feux Festival

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