Publié le 13 janvier 2016

Jain

a le rythme dans la pop

Interview

À 23 ans, Jain sort Zanaka, un premier album « melting pop » aux accents world, reggae, hip-hop et électro. Un patchwork de styles inspirés des nombreux voyages accomplis au gré des obligations professionnelles de son père. Surdouée, Jain joue de plusieurs instruments, chante et écrit ses chansons. La dernière pépite de Yodelice, devenu son producteur, nous raconte son incroyable aventure.

En quoi voyager vous a changée ?
On se rend compte qu’on n’est pas le centre du monde. Voyager nous apprend à respecter et vivre avec les autres, à devenir tolérant. Musicalement, les voyages m’ont apporté beaucoup de connaissance, ils m’ont permis de m’ouvrir à une culture qui n’était pas la mienne à la base. Voyager m’a rendu plus curieuse de ce qui se passe autour de moi et m’a aidée à ne pas rester bloquer dans un univers particulier.

Comment la musique vous est tombée dessus ?
Je suis née à Toulouse et quand j’avais 3 ans, nous sommes partis vivre à Pau qui dispose d’un excellent conservatoire de musique. Mes parents ont demandé à mes deux sœurs et moi de choisir chacune un instrument. C’est ainsi que, de 7 à 9 ans, j’ai appris à jouer de la batterie. Je trouvais que c’était un instrument rigolo. Depuis toute petite, je suis attirée par tout ce qui est rythmique, par la musique tribale, alors forcément, cet instrument m’a parlé. Ensuite, nous sommes allés à Dubaï où j’ai pratiqué des percussions arabes pendant deux ans.

Myspace, c’est là que tout a commencé ?
Complètement. Au Congo, j’avais rencontré un beatmaker qui s’appelle Monsieur Flash, avec qui j’ai travaillé sur la maquette. Ensuite, j’ai posté quatre chansons sur Myspace et envoyé des mails à plein de monde. J’ai été repérée par celui qui est devenu mon manager. Il m’a ensuite présenté Maxime Nucci – Yodelice – qui a produit mon premier album. Je ne connaissais personne dans le milieu musical, c’est vraiment grâce à Myspace que tout a débuté.

Racontez-nous votre coup de foudre artistique avec Yodelice…
Notre rencontre s’est déroulée de manière très naturelle, dans son studio à Paris. Il a tout de suite compris mon univers. À l’époque, j’avais 16 ans.  Puis, j’ai voulu passer mon bac, du coup, je suis revenue le voir à l’âge de 20 ans pour recommencer à travailler ensemble. On s’est appris mutuellement beaucoup de choses. C’est une grande chance pour moi et ça se passe super bien entre nous.

Entre Seal et Christine & The Queens, vous avez assuré de prestigieuses premières parties…
Dans le live, il n’y a pas d’école alors je vois les premières parties comme une sorte d’apprentissage. Elles permettent aussi de parler avec des artistes confirmés, c’est une expérience qui pousse vers le haut. Je m’en souviens comme d’une belle période où je me suis aussi remise en question, ce qui est important pour tous les artistes. Quand on sait que le public vient surtout pour assister à la deuxième partie, cela incite à donner le meilleur de soi.

Taratata, Le grand journal, C à vous… Impressionnée par ce tourbillon médiatique ?
J’ai énormément de chance d’avoir participé à ces émissions et je les prends comme un encouragement qu’il reste à confirmer. L’essentiel est de perdurer. Aujourd’hui, tout va très vite, j’ai pleinement conscience que tout peut s’arrêter demain. Je ne me berce pas d’illusions et reste concentrée sur mon travail.

Vous prenez des airs de Shiva sur vos EP et clips. Que feriez-vous de six bras ?
Je veux montrer l’image d’une super woman, d’une héroïne multi-tâches qui peut faire plusieurs choses à la fois. Si j’avais plein de bras, je jouerai de plusieurs instruments en même temps : de la basse, des claviers, de la guitare. Un peu de tout !

L’anglais vous ouvre les portes de l’international. Vous en rêvez ?
Oui. J’ai écrit en anglais car mon but était de composer des chansons qui me permettent d’aller à l’étranger. Mais écrire en français m’intéresse aussi, je le vois comme un challenge. Je ferais quelques titres mais je ne pense pas en faire un album entier. L’international, c’est un rêve que j’ai dans un petit coin de ma tête. On verra s’il se réalise.

Propos recueillis par Nathalie Truche

 
 

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