Publié le 6 mars 2017

gregory porter

Jazzman à la voix de velours

Portrait

En 3 albums depuis 2010, le géant californien est devenu la référence du jazz vocal.

Une casquette qui culmine à près de 2 mètres de haut, Gregory Porter a les épaules d’un joueur de football américain. Une blessure de match alors qu’il était étudiant a changé ses priorités. « J’ai toujours chanté, à l’église, à la maison » Sa maman, pasteure pentecôtiste, retournait une église en deux vocalises tout en élevant seule ses 7 enfants au fin fond de la Californie. « Devenir professionnel semblait totalement hors de portée. »

Remarqué par le trompettiste Wynton Marsalis, il est vite mis à contribution pour un premier album presqu’intégralement composé par ses soins. Water est produit par Kamau Kenyatta. Gregory s’est entouré de Chip Crawford (piano), Aaron James (basse), James Spaulding (saxophone alto) et d’une section de cuivres. L’album est commercialisé par le label indépendant Motéma Music et sort en mai 2010. La presse, conquise, y va de ses comparaisons élogieuses, de Joe Williams à Donny Hathaway, et classe Water aux plus hautes places des référendums de fin d’année. Une nomination aux Grammy Awards suit en toute logique.

Pendant que Gregory Porter tourne en Europe et en Russie, l’extrait « 1960 What ? » est plébiscité puis remixé par quelques personnalités de l’univers électro. De retour aux États-Unis, Gregory Porter s’attelle à l’enregistrement d’une suite. Le simple « Be Good » sort en fin d’année 2011. Deux ans plus tard et avec une notoriété grandissante, le chanteur au couvre-chef permanent revient avec l’album Liquid Spirit, dont sont extraits les titres « Free », « Hey Laura » et « The « In » Crowd ».

En signant ensuite avec le label Blue Note, sa notoriété se développe et son troisième album produit par Brian Bacchus, écouté 20 millions de fois en streaming, (un record pour un album de jazz), se classe n°9 au Royaume-Uni.

Après avoir remporté un succès phénoménal avec « Liquid Spirit », son 3ème album qui lui a valu le Grammy award du meilleur album de jazz vocal en 2014, Gregory Porter revient avec « Take Me to the Alley », un album sorti au printemps 2016 qui met une nouvelle fois en évidence son talent inné pour transcender les genres.

Porter  parvient à résoudre cette équation en apparence insoluble : être le porte-voix de notre époque tout faisant preuve de la plus grande fidélité à l’égard de la tradition jazz et soul.

 
 

Pénélope Bagieu
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