« T’as pas l’heure, c’est une collection de bijoux intemporelle, qui se compose d’éléments d’anciennes montres »

Cette collection est née en 2010 dans les mains de la créatrice genevoise Laure Gaury. Cette jeune artiste entretient avec le temps un lien étrange entre répulsion et fascination. C’est depuis qu’elle a reçu sa première montre à l’âge de 12 ans que Laure a découvert « l’horreur » de ce mécanisme : horaire et urgence du temps qui passe et qui ne cessera jamais de passer. Depuis elle ne porte plus de montre,  mais préfère les démonter pour en tirer autre chose.

Cette collection se compose d’abord de petits morceaux de voyages, précieusement conservés, chinés sur les marchés des quatre coins du globe et assemblés en de jolis grisgris. 
La volonté de la créatrice est de conserver la présence horlogère
 dans chacun de ses bijoux : du rouage patiné, en passant par les aiguilles, aux mécanismes disséqués, les montres renaissent et racontent
 une nouvelle histoire.

Cadrans, aiguilles, balanciers, platines et rouage sont démontés, polis, transformés et assemblés sous forme de bracelets, colliers, de boucles d’oreilles, bagues, sautoirs. Ces bijoux intemporels mettent à nu un univers féérique où le temps n’a plus d’impact.
Dans chacune de ses créations, Laure glisse un peu de poésie, un peu
de voyage, un peu d’elle-même.

Chaque pièce est unique, ou en série très limitée.

C’est dans son petit atelier genevois qu’elle cristallise ses idées et trouve l’inspiration. Là le temps s’est figé autour de l’artiste, parmi toutes ces carcasses éventrées, nous rappellant avec humilité à quoi tout cela tient. Ici les aiguilles piquent le cœur et les mécanismes qui l’entourent, tels de petits êtres ronronnants, montrent encore quelques signes de vie.

Laure a exposé aux 4 coins du monde : à St Petersbourg, à Paris, Lausanne, Neuchatel, Genève en passant par la Hollande & Kyoto; elle exposera bientôt au Luxembourg.

T’as pas l’heure, on aime, on adore.

Crédits photos : Rebecca Bowring