RIVAGES ÉLECTRONIQUES

QUAND LE CLASSIQUE RENCONTRE L’ÉLECTRO

www.rivageselectroniques.com/

Cet automne, on vous donne rendez-vous pour la 2ème édition de Rivages Électroniques au bord du lac Léman, au Château de Ripaille à Thonon-les-Bains.

Le concept de ce festival est simple et très original : il rassemble 2 genres musicaux diamétralement opposés: la musique électro et la musique classique. Tout cela dans le cadre magnifique d’un château du 15ème siècle, écrin de nature et d’architecture emblématique des rives du lac Léman, incarnant lui-même cette coexistence des époques, entre architecture médiévale et Belle Epoque.

Romane Santarelli et la violoniste Marion Lhoutellier réunis sous l’égide Kawrites vous plongeront dans un univers entre imaginaire et enchantement, influencé par des artistes électro tels que Rone, Nils Frahm ou Birdy Nam Nam. Tandis que Laake viendra distiller une matière sonore opaque et souple dans ses compositions où s’enchevêtrent synthés, piano, voix suaves et grosses machines…

François Vasseur revisitera les grands classiques de la techno, une main au piano et l’autre aux machines. Son projet solo, original et iconoclaste, invite Jeff Mills, Carl Craig, ou Laurent Garnier en version piano et électro. Quand à Full Pitch, jeune producteur autodidacte originaire d’Evian livrera le produit de ses expérimentations consistant en des fusions entre musiques actuelles et musiques traditionnelles d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.

« Rivages Electroniques » est un évènement hors du temps, où l’on découvre des connexions entre les musiques classiques et électroniques au sein d’un haut lieu du patrimoine.

AU PROGRAMME

• 9 salles • 11 concerts, récitals et DJ sets • 2 expositions art contemporain et intelligences artificielles • 8 ateliers & workshops pour petits & grands • 4 ateliers de réalité virtuelle : peinture 3D et création musicale • 1 conférence • 1 Artfab

Ecouter – contempler – créer – questionner – apprendre et partager seront les maîtres mots de cette édition.

SAMEDI 17 NOVEMBRE

Le samedi, la programmation se déroulera de 19h à 3h du matin. La programmation proposera des projets classiques mais aussi des projets électro / trip-hop mêlant musiques actuelles et instruments classiques. En tout, DJ/s, Concerts live se succéderont tout au long de la soirée avec un style éclectique mêlant les publics.

DIMANCHE 18 NOVEMBRE

Le dimanche sera accessible aux familles avec un parcours musical dans le château composé de créations musicales réalisées en partenariat avec les écoles de musique de l’agglomération de Thonon les Bains, qui auront travaillé sur un projet électro-classique et en feront

la restitution. Une exposition de peintures générées par des intelligences artificielles, ainsi qu’une conférence sur l’art et le robot sera proposée par le collectif Obvious, tandis que des ateliers de création artistique, de musique et de peinture 3D à l’aide de casques de réalité virtuelle seront proposés, permettant à tout un chacun de créer ses œuvres !

OBJECTIFS DU FESTIVAL

Faire se rencontrer des mondes, des publics et proposer un temps en famille le dimanche pour faire découvrir ces deux styles de musique. Brasser les populations en leur présentant des artistes locaux genevois, annéciens et présenter un travail en collaboration avec les écoles de musiques de l’agglomération de Thonon les Bains. Le festival propose des découvertes musicales, des œuvres à contempler, une croisée des chemins entre les époques et les styles, questionne sur le rôle des nouvelles technologies dans la création artistique, musicale mais aussi plastique, et sur l’identité de l’artiste. Le festival rassemble les publics d’habitués des musiques classiques ou électroniques, les curieux, les novices ou les initiés, mais également et les enfants, les invitant à déambuler au sein d’un parcours semé de propositions artistiques via des ateliers musique, des ateliers de création artistique les invitant à utiliser un casque de réalité virtuelle.

Rivages électroniques, c’est un événement innovant au milieu d’une nature en transition, d’une zone rurale en pleine expansion. C’est l’audace, la créativité et le dynamisme des acteurs du territoire réunis, la promotion de la création artistique locale, c’est l’art sous toutes ses formes, l’exploration des frontières de l’art des nouvelles technologies.

Rivages Électroniques – du 17 au 18 novembre 2018 – Thonon / Château de Ripaille

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LE GRAND BAIN

CO-ORGANISATEUR DU FESTIVAL

Nous sommes allés à la rencontre des organisateurs du Festival Rivages Electroniques. Franck Fricker et Estelle Demarcke nous parlent avec passion de cet événement aussi éclectique que surprenant.

Comment est né ce projet ?

Initialement tourné vers l’exploration des frontières et des connexions entre les univers des musiques classique et électronique lors de sa première édition, le festival Rivages électroniques élargit ses horizons à l’occasion de sa seconde édition pour explorer les liens étroits entre création artistique et technologies.

Ce projet est en fait né deux fois : en 2016, deux amis, chacun issu d’un côté du rivage. François Vasseur, pianiste, et Franck Fricker, DJ et organisateur des Jeudis électro, ont l’idée d’explorer de nouveaux horizons et de mettre en commun leurs univers. En 2018, la programmation s’enrichit de la dimension technologique et numérique, dans la continuité, impulsée par Estelle Demarcke. Le projet est désormais co-porté par 3 structures : Le Grand Bain Production, Feeling & Sound et la Fondation Ripaille.

De quelle façon marie-t-on musique classique et musique électronique ?

Les musiques électroniques et les musiques classiques sont loin d’être antinomiques. Comme le dit notre parrain, le violoniste Christian Danowicz, « Rivages Électroniques » propose de rassembler deux genres musicaux a priori opposés : la musique dite électro et celle appelée classique ou encore savante. Celle-ci s’est souvent inspirée, avant toute démarche intellectuelle, de musique populaire et je suis persuadé que la musique électro peut être dans ce cadre une source d’inspiration excitante pour mes collègues venant du « Rivage classique ».

Château de Ripaille, lieu idéal ?

Oui ! Le château de Ripaille, au-delà de son caractère d’exception pour l’accueil d’une manifestation comme celle-ci, prend tout son sens et s’intègre parfaitement à la thématique du festival. En effet, château médiéval, il fut restauré à la Belle époque par son dernier propriétaire, ce qui lui conféra une architecture mêlant deux styles et deux périodes bien distinctes, qui se marient parfaitement. Véritables explorateurs, nous restons curieux pour de nouvelles éditions au-delà de nos frontières.

C’est une manifestation assez éclectique. Finalement à qui est destiné ce festival ?

À tous ! Familles, clubbers, curieux, makers, petits et grands ! Malgré un positionnement hybride, et un parti pris orienté sur les liens entre art et technologie, le festival souhaite proposer un moment divertissant, beau et de qualité, autant qu’une réflexion du public sur cette question du rôle et de l’influence des technologies, par le biais d’ateliers ludiques, qui proposeront aux visiteurs de tester par eux-mêmes les innovations technologiques à la pointe comme les plus simples et les plus accessibles.

Vous intégrez la dimension graphique et numérique à l’évènement avec les nouvelles technologies notamment la réalité virtuelle, pourquoi et comment ?

Le choix de la réalité virtuelle est une continuité dans la thématique globale abordée par l’événement. La technologie a toujours influencé l’art : sa pratique, sa diffusion, mais aussi l’accès du grand public. Aujourd’hui, la réalité virtuelle est une technologie immersive qui ouvre de nouvelles portes : à la création, car elle peut permettre à des artistes de s’immerger dans des univers dans lesquels ils peuvent modéliser directement en 3D par exemple, mais elle ouvre de nouvelles portes à l’observation et à la contemplation d’oeuvres, que l’on peut vivre de l’intérieur. C’est  non seulement une nouvelle manière d’aborder l’art, mais aussi une nouvelle porte d’entrée à caractère ludique vers l’art pour des publics qui n’y portaient peut-être pas attention jusque là.

Nous avons eu cette même réflexion avec l’intelligence artificielle (cf exposition Obvious sur le festival, proposant des portraits d’inspiration classique réalisés par des IA). Quid de l’identité de l’artiste, en quoi cette technologie peut-elle révolutionner l’art ou lui ouvrir de nouvelles portes ? C’est une des questions auxquelles tentera de répondre le festival par le biais de ses exposants, ateliers, concerts et conférences.

Propos recueillis par Olivia Bergamaschi