Originaire de Cuba, Magdiel Lopez est un artiste prolifique, installé à Dallas. Après 12 ans de carrière, il trouvait que son travail avait perdu sa dimension artistique. Du coup, il a décidé, en 2016, de se lancer le défi « Une affiche par jour ». Ce projet avait un but bien précis : lui permettre de redonner une dimension artistique à ses créations.

C’est ainsi que ce dernier a pu – comme il le souhaitait – traduire ses pensées au travers de ses affiches… une sorte de journal de bord tenu minutieusement pendant un an. Une décision radicale, mais nécessaire. « Je suis graphiste depuis l’âge de 15 ans. Avec le temps, la dimension artistique de mon travail s’estompait, ne créant plus qu’à des fins commerciales ». Frustrant, surtout pour un jeune homme pas encore trentenaire qui a « toujours voulu traduire ses pensées en images », et grandi dans un pays où la liberté d’expression était bridée. En résultent des créations graphiques colorées mêlant culture pop et iconographie ancienne. Une Joconde ou un David remasterisé.
Ces affiches aux teintes pastel et fluo, souvent des portraits, reflètent les multiples sentiments de l’artiste. Et parlent à chacun d’entre nous. « Elles sont à la fois pleines d’espoir, de tristesse ou de bonheur ». Tel ce type affublé de lunettes de soleil pleurant des rivières de larmes, ou cette jeune femme dont on devine des paysages intérieurs florissants. Ces créations surréalistes combinent photographies, collages et graphisme digital.
Ce fan de Dali et Matisse s’avère surtout un vrai autodidacte. « J’ai découvert les arts numériques à 13 ans. Vivant alors dans un pays aux ressources limitées, et sans accès à Internet, j’ai appris à utiliser seul les logiciels. J’essayais de reproduire les pages des magazines ou couvertures de livres ». Aujourd’hui, Magdiel Lopez expose ses œuvres dans le monde entier.

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