Définitivement sortie de l’ombre grâce à son album « Flip » sorti en juin 2017, Lomepal continue de préparer de nombreux projet. Très attendu par tous en 2018, notamment après l’annonce d’une collaboration avec le Belge Romeo Elvis, Antoine Valentinelli alias Lomepal est devenu un incontournable du rap français.

Avant d’être rappeur, Lomepal est d’abord skateur. Depuis qu’il a 10 ans, il traverse le paysage urbain français à coup de tricks, et son corps en a fait les frais ! Il se décrit lui-même comme un homme «  au tibia en dents de scie ». En effet, avec pas moins de 10 fractures et 6 entorses, Lomepal a eu le temps de méditer. Il fait souvent l’analogie entre sa passion pour le skate et le rap, se considérant peu doué (au départ) dans ces 2 domaines. Mais Lomepal n’à jamais lâché le morceau. Il confie aujourd’hui « Jamais un vrai skateur n’avait été aussi bon rappeur ». Un double pari réussi.
À tout juste 30 ans, Lomepal a émergé au sein du rap-game en 2011 lors d’une collaboration avec Nekfeu, un des plus célèbres rappeurs français de l’époque. Dès lors, il décide de se lancer pleinement à cette passion.Même si l’on retient (et c’est bien normal) le succès de son dernier album, il ne faut pas oublier le travail en amont de l’artiste. Avant 2017, Lomepal n’avait sorti pas moins de 4 EP, bien fournies qui plus est, et un album en collaboration.
Pour ce qui est du style, il est impossible de le définir dans la case traditionnelle du rap, et d’ailleurs, il s’y refuse. On retrouve donc dans son album des morceaux chantés qui donnent une nouvelle dimension à l’univers artistique du rappeur. Tout comme sa passion pour le skate, le rappeur a pris son temps avant de nous livrer son potentiel complet. Sa pochette d’album est l’exutoire de cette nouvelle période. On y retrouve Lomepal maquillé, en robe, et qui semble avoir pleuré, le tout sur un fond rose ni terne ni flashy. C’est ça que veut offrir Lomepal, au-delà de la symbolique du travesti, le rappeur nous livre tout ce qu’il mûrit depuis qu’il a débuté le rap, comme le prouve des morceaux comme « Yeux disent » ou « Bryan Herman ». Au-delà de leur format atypique, ses titres traitent de sujets qui lui tiennent à cœur, il a préféré attendre de prendre en assurance pour ne pas saborder ces thèmes avec l’inexpérience de ses débuts. Persévérant et passionné, Lomepal se livre un peu plus à chaque rime et a parfaitement su s’intégrer et se différencier la scène du rap français.

Thomas Monteil